Les casinos français connaissent depuis 2007 une descente aux enfers qui se manifeste par une baisse drastique de leurs chiffres d'affaires. Une situation essentiellement due à la fiscalité lourde imposée sur ces jeux en ligne dans cette métropole. À ce mal qui gangrène ce secteur, il faudra ajouter la réglementation complexe et en abondance des nouveaux casinos. Un fléau auquel un sénateur, à la fois spécialiste des jeux et animé d'une volonté de redresser le secteur, compte s'y attaquer.

Les causes de la crise des casinos français

Si l'année 2007 est citée comme point de rechute du chiffre d'affaires des casinos français qui est due à une mauvaise politique de gestion du secteur, la racine de la crise est beaucoup plus vieille. Au fait, le mal dont souffrent les casinos français remonte vers le début des années 2000, une année durant laquelle François Trucy, un membre de l'UMP (Union pour un Mouvement populaire) a écrit plusieurs rapports sur les jeux d'argent.  Dans lesquels rapport l'auteur relève surtout les importantes distorsions de concurrence avec les autres opérateurs tels que la Française des jeux et le PMU. À la suite de cette alerte, il adressa un mémoire aux principales tutelles des jeux d'argent en France, à savoir le premier ministre, le ministre de l'Intérieur et celui du budget. Pour cet auteur, la crise est inéluctablement liée à la réussite des deux opérateurs historiques qui sont la Française des jeux et le PMU. Deux opérateurs ayant développé leurs activités depuis 2010. L'année marquant la date d'ouverture des jeux en ligne. En plus de cela, il dénonce des contraintes de réglementation qui pèsent différemment sur les opérateurs. C'est-à-dire qu'il y a un traitement de faveur dont bénéficient ces opérateurs historiques. Car l'état, dans sa politique sanitaire, impose aux opérateurs de jeux en ligne et aux casinos de vérifier l'âge des joueurs, un jeu interdit aux mineurs. Alors que la Française des jeux et le PMU sont dans l'incapacité d'assurer un tel contrôle dans leurs 40000 points de vente. Une situation responsable de l'importante distorsion de concurrence entre les opérateurs. À cette concurrence déloyale dont fait face les casinos, il faudra ajouter la concurrence des sites illégaux de jeux en ligne qui proposent des jeux de casino comme roulette, black jack non autorisé en France.

Comment redresser les casinos?

Employant 15500 personnes, les casinos rapportent près d'un milliard d'euros à l'état dont 15% sont réservés aux communes les abritant. Mais entre 2007 et 2013, le chiffre d'affaires des casinos a baissé de 25%. C'est pourquoi l'on a assisté à une baisse du produit brut des casinos durant le premier semestre de l'exercice 2013-2014. La différence entre la mise et le gain des joueurs des 198 casinos s'élève à 4,2%. Pour changer la donne, le sénateur propose un allègement de la fiscalité très lourde des casinos et une diminution du délai excessif imposé par l'administration pour expérimenter des jeux nouveaux dans les casinos. Et pour finir; il demande au nom du comité consultatif des jeux d'apporter aux casinos davantage de flexibilité dans la gestion des ressources humaines. Car il juge lourdes, contraignantes, coûteuses et pas tout à fait adaptées à la situation économique des casinos les présentes dispositions réglementaires.